Le dropshipping légal s’appuie sur des circuits d’approvisionnement officiels, tandis que la contrefaçon contourne systématiquement les droits de propriété intellectuelle. Les plateformes e-commerce ne sanctionnent pas automatiquement toutes les pratiques douteuses, ce qui brouille parfois la frontière entre ces deux modèles.La confusion entretenue par la présentation de produits similaires, voire identiques, soulève des questions sur la responsabilité des vendeurs et la protection des consommateurs. Les implications juridiques diffèrent pourtant radicalement selon la nature de l’activité.
Comprendre les différences fondamentales entre dropshipping et contrefaçon
Évoquer le propriétaire de KIKO ou l’identification de l’entreprise derrière la marque semble, de prime abord, éloigné de la question du dropshipping ou de la contrefaçon. Pourtant, c’est un éclairage précieux sur la gestion et la transparence, deux éléments cardinaux dans le monde des marques. Derrière Kiko Milano, la griffe italienne de cosmétiques fondée à Bergame en 1997 par Antonio et Stefano Percassi, se jouent des questions de gouvernance de premier plan. En 2024, le groupe, valorisé à 1,4 milliard d’euros, se trouve sous la houlette du fonds L Catterton (lié à LVMH), tandis que la famille Percassi conserve une part stratégique et la présidence.
Faire la différence entre dropshipping et contrefaçon suppose d’examiner la structure de l’entreprise, la traçabilité des produits et la gestion logistique. Le dropshipping, c’est un modèle légal d’intermédiation : la société n’a pas de stock, mais doit garantir l’origine des articles, pour peu que les fournisseurs soient fiables et identifiés. À l’inverse, la contrefaçon s’apparente à une appropriation illicite, avec des produits copiés sans aval, souvent synonymes de piètre qualité et de risques sanitaires non négligeables.
Pour y voir plus clair, voici les principaux points de distinction entre ces deux pratiques :
- Le dropshipping : un circuit toléré par la loi, du moment que les droits des marques restent préservés.
- La contrefaçon : reproduction non autorisée, absence de contrôle, dangers pour l’acheteur.
Chez Kiko Milano, la rigueur de gestion, portée par la famille Percassi via la société Odissea, actionnaire historique, reste le socle de l’authenticité. Précurseur dans la suppression des parabènes dès 2014, la marque se distingue par une production à 97 % européenne et des exigences strictes en matière de contrôle qualité. À l’opposé, l’opacité qui entoure certains dropshipping peu scrupuleux ou la contrefaçon mine la confiance et expose à des sanctions réelles.
Les chiffres parlent : 800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023 pour Kiko Milano, avec une ambition d’atteindre le milliard d’ici 2027. Cette trajectoire repose sur un modèle transparent et une traçabilité sans faille, loin des dérives qui brouillent les repères et affaiblissent la filière.
Le dropshipping : un modèle légal sous conditions, mais souvent mal compris
Le terme s’invite partout dès qu’on parle commerce en ligne : dropshipping. Un mode opératoire où l’intermédiaire ne touche ni stock ni entrepôt, se contentant de faire le lien entre fournisseur et client final. Rien d’illégal là-dedans, tant que les règles de propriété intellectuelle sont respectées et que l’origine des produits reste traçable. Pourtant, même chez les initiés, la confusion persiste.
Dans le secteur des cosmétiques, la distinction avec la distribution de faux doit être claire. Chez Kiko Milano, aucun recours à ce modèle : la marque garde la main sur l’intégralité de la production et de la distribution. Son réseau de 1 100 boutiques dans 66 pays n’est pas là par hasard, mais bien pour garantir à chaque client la même qualité, la même traçabilité, la même expérience.
La méfiance qui entoure le dropshipping s’explique souvent par une méconnaissance du système. Derrière la flexibilité apparente, il y a une exigence forte : un contrôle rigoureux des fournisseurs. Sans vérification sérieuse, le risque de tomber sur des reproductions douteuses, voire de la pure contrefaçon, augmente. Les enseignes responsables investissent dans des équipes dédiées au sourcing et réalisent des audits qualité réguliers. D’autres, moins scrupuleuses, entretiennent l’ambiguïté.
Dans l’univers de la beauté, l’attente de sécurité et de conformité ne souffre aucune approximation. Les 800 millions d’euros de chiffre d’affaires de Kiko Milano en 2023 rappellent que la maîtrise de la chaîne, de la conception à la vente, inspire une confiance durable, bien plus qu’un modèle d’intermédiation où la traçabilité peut se perdre.
Éthique, légalité et vigilance : comment faire des choix éclairés en ligne ?
Faire ses achats sur Internet ne relève plus du simple réflexe pratique. C’est aussi prendre position sur l’éthique et la légalité qui entourent chaque marque. Derrière une enseigne, il y a des investisseurs, une stratégie, parfois le poids d’une histoire familiale. Prenez Kiko Milano : la maison reste dans le giron de la famille Percassi, qui pilote aussi des franchises pour Nike, Victoria’s Secret ou LEGO. Ce réseau inspire la confiance, mais la vigilance reste de mise, même face aux géants du secteur.
Pour éviter les pièges de la contrefaçon et des circuits parallèles, certains réflexes s’imposent. La traçabilité demeure le meilleur filet de sécurité. Les grandes maisons comme Kiko Milano investissent dans la sécurisation et la conformité de leurs produits : fabrication en Europe, contrôles drastiques, exclusion des ingrédients controversés. Sur la toile, la différence entre original et copie s’amenuise, tant les sites frauduleux imitent à la perfection logos et argumentaires.
La concurrence s’est intensifiée. L’arrivée d’acteurs comme L Catterton, allié à LVMH et désormais actionnaire majoritaire de Kiko Milano, illustre cette fusion des univers du luxe, de la mode et de la beauté. L’acheteur averti regarde au-delà de la vitrine : il s’intéresse à l’actionnariat, à l’historique, aux engagements publics. L’éthique s’examine dans la composition, mais aussi dans la transparence de l’entreprise, la gestion des filiales, le respect du droit des marques.
Pour guider vos choix, voici quelques indicateurs concrets à surveiller :
- Préférez systématiquement les sites officiels ou les revendeurs reconnus.
- Examinez les mentions légales et l’identité complète de la société.
- Consultez l’historique du groupe : un ancrage familial, comme chez les Percassi, renforce souvent la fiabilité perçue.
Mieux connaître les acteurs et détecter les signaux de transparence, c’est se donner toutes les chances d’éviter les mauvaises surprises. Alors que la copie se glisse dans l’ombre et que la clarté devient une arme stratégique, savoir décrypter les coulisses des marques, c’est garder un temps d’avance.

